Jean Blanquet
«Bienvenue...Je m'en voudrais beaucoup que ce site fût un blog. Ce n'est même pas un journal. Vous êtes sur un site prétentieusement littéraire où figurent par-dessus le marché quelques liens militants dans le domaine des NTIC, ou autres. cool
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Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue "Quel sport ?" : "La Coupe du monde, une aliénation planétaire" LEMONDE.FR | 10.06.10 | 10h32 • Mis à jour le 10.06.10 | 17h54

Samedi 4 septembre 2010


Les utopies sont nécessaires, mais, pour qu'elles servent, elles doivent être reconnues comme telles. Une utopie qu'on croit réalisable apporte plus de préjudices que d'avantages.


Ne me manqueront pas les cris, les hurlements, les déclamations furieuses des psychopathes alentour
Cernés par eux que je suis ici, assiégé, en exil dans mon propre pays...

...Et plus que l'air dionysien, la douceur angevine...



Samedi 28 août 2010


Quelle ville sympathique que Saint-Denis (93) ! Certains le disent.
Cet après-midi, pour preuve, j'ai été agressé en centre ville par un individu armé d'un couteau qui voulait me prendre mon téléphone. Pendant un instant je me suis vu mort, et puis, finalement, j'ai résisté, ensuite un peu faibli, et résisté à nouveau. Comme on était en plein jour, au coin d'une rue déserte mais proche d'une avenue, mon assaillant a craqué avant moi et m'a lâché, mais je lui ai donné quand même l'argent que j'avais : cinq euros.
Dérisoire sûrement, ridicule quoique dangereux, mais ça fait réfléchir. En remontant la rue Gabriel Péri, en ce jour qu'on peut bien qualifier de « rentrée » car il y avait un monde fou, au sens littéral comme au figuré, je me suis cru dans une ville d'Afrique, bien pauvre, bien sale, et mal fréquentée, dont le pittoresque indiscutable là-bas, l'est beaucoup moins ici.
Un monde fou disais-je, oui, et même un véritable asile...
En matière de folie, la mairie de Saint-Denis n'est jamais en reste, et le PC français ou ce qui en subsiste, continue courageusement à creuser sa tombe. Ce soir, festivités organisées par elle (la mairie) pour célébrer le « cinquantenaire des indépendances des pays africains » ! Vous voyez cela ? Toujours l'Internationale, évidemment, et l'utopie systémique. Pique nique municipal sur la place Victor Hugo ! La sono est réglée tellement fort qu'on sent ses tympans se lézarder au bout de quelques minutes. Je ne mens pas, c'est même douloureux. Pourtant les gens sont là, et ils restent.
Si j'y suis allé c'est parce que, sentant trembler rythmiquement les murs chez moi (à au moins six ou sept cents mètres de la source) sans rien entendre d'autre, et sachant qu'il n'était pas question de se reposer dans ces conditions, je ne pouvais que m'y rendre (comme beaucoup d'autres, sans doute). Je suis persuadé que, techniquement, un son pareil ne sert à rien. C'est trop fort pour qu'on puisse apprécier la musique et s'éloigner ne met pas à l'abri des basses tandis que les aigus deviennent rapidement inaudibles.
Je pense qu'il y a une évolution suicidaire du goût des gens, qui ne désirent plus que disparaître, être abrutis, anéantis, et ne veulent absolument pas entendre vraiment, c'est-à-dire comprendre, penser.
Le bruit, je l'ai déjà dit, est une violence, et faire ainsi de façon irresponsable son apologie, est un encouragement à cette dernière, laquelle n'en a guère besoin.
Au risque de passer pour un provocateur (!), je dirais que mon agresseur de cet après-midi est soutenu moralement par la mairie. Ai-je dit -non je ne l'ai pas fait car, moi, je m'en fous, ni pitié ni haine, mais la noble, la royale ataraxie...- que c'était un Africain ?
Mais c'est à la mairie que j'en veux (un peu), parce qu'elle ne joue pas le rôle d'intégration (au contraire, plutôt) qu'elle devrait !



Vendredi 27 août 2010


La mythologie aurait voulu que je traversasse toutes ces péripéties en héros lumineux devant qui tous les obstacles disparaissent, craint de tous, respecté, et toujours magnanime, mais ce ne fut pas le cas. Au contraire. Ou plutôt non : tout fut simplement normal et même banal !
Autour de moi il y avait le bruit et la fureur, moins peut-être d'ailleurs que pour d'autres, et si je m'en crus toujours responsable et que j'en souffris à proportion, ce ne fut en réalité qu'illusions, sornettes, pets de lapins.


Lorsque je nous regarde, si explicites, si prévisibles d'après notre tenue, costumés que nous sommes de pied en cap pour jouer notre rôle, un rôle toujours incomplet tel que le prescrit la société, hommes, femmes, enfants, le marchand de gaufre pédophile, le majordome de la reine, bien propres, bien fourbis, astiqués, la gauche et touchante jeune fille intellectuelle qui souffre de ne pas être reconnue comme telle et veut le faire savoir, nos casquettes pour dire que nous n'avons pas d'orthographe, nos chapeaux pour dire que nous en avons, bref, quand je nous regarde ainsi prisonniers, j'ai peu d'espoir.



Jeudi 19 août 2010


D'un rêve : « lyric dancer”.


Je suis malheureux comme les pierres, et quand je suis malheureux je deviens méchant, et quand je suis méchant ça me rend malheureux...


Malheureusement, ma propre expérience, ma propre vie, me démontre qu'il n'y a de salut final que tout seul, sans secours extérieur, sans soutien, quel que soit celui, ou ceux, qui ont aidé, guidé, préparé, ce salut.
Je dis « malheureusement » par rapports à nos besoins affectifs, à nos espoirs, à nos envies, mais, en réalité, ce n'est ni bien ni mal, ce n'est qu'une condition technique évidente, absolument obligatoire.
Et je me dis que c'est peut-être même le salut lui-même cette capacité retrouvée à exister totalement seul, totalement libre, pour décider, à nouveau et comme la première fois, de l'engagement nécessaire, sans peur enfin et cette fois sans risque d'erreur.



Mercredi 4 août 2010


Vous êtes en vacances ? Pour échapper à la société humaine ce n'est pas difficile. Faites comme moi.
Assis au soleil, étendez vos jambes devant vous et contemplez vos pieds nus, avec, dans votre champ de vision, pour vous donner le la, la bonne référence, deux de vos chats fidèles (oui, les miens m’accompagnent avec discrétion partout), deux vulgaires animaux, en prêtant la meilleure attention à vos orteils. Aussitôt l'imaginaire intellectuel, l'abstrait, le virtuel, disparaît, ne reste que la réalité.
Le mensonge que nous propose, par exemple, les visages souriants aux dents blanches de nos ministres bien nourris, bien vêtus, Christine Lagarde entre autres, leurs dossiers sous le bras, censés affronter les soucis qui sont les leurs : lois à améliorer, à créer, dispositions urgentes à prendre, décisions difficiles, complexes, volonté politique inébranlable, toute la mascarade que nous nous efforçons de croire en général vole en éclats et est oubliée.
Songez, malgré le tailleur haute-couture, le foulard Hermès, à ses pieds nus, à elle. Non seulement ils sont laids, comme les vôtres, difformes, utiles donc vulgaires, mais pire, ils sont incompréhensibles. « Pourquoi cinq orteils ? A quoi sert le plus petit qui est un ridicule moignon sans ongle ? Et comment ai-je attrapé cet hallux valgus ? Ce n'est quand même pas parce que je suis une femme ? »
Vous voilà en une seconde, en la compagnie involontaire de la ministre, ramené au statut primordial de Pithecanthropus erectus, à votre état de grand singe plus à l'aise et plus normal nu qu'en Hugo Boss. (D'ailleurs, tous les tailleurs, tous les confectionneurs de vêtements qui ont du succès de nos jours, ne semblent être que des nouveaux-riches avec les défauts concomitants. Pas de regret à avoir de ce côté-là.)
Vous pourriez vous sentir diminué, rabaissé mais non ! Grâce à l'observation de vos chats (de la nature toute entière) vous avez compris depuis longtemps que nos lointains ancêtres disposaient, sans nul doute, d'une acuité sensorielle sans équivalent avec celle de civilisé dégénéré qui est la nôtre, d'une sensibilité qui leur permettait de voir et d'entendre mieux que nous, de sentir idéalement, et probablement d'anticiper les changements de temps, les catastrophes naturelles à venir, tremblements de terre, inondations, augmentations d'impôts, bref que que leur vie était aussi intéressante et qu'ils n'avaient rien à nous envier puisqu'ils nous ont mis au monde, en quelque sorte inventés !
Vous voilà réconcilié avec votre arbre généalogique et votre animalité.
La ministre en tant que telle ne vous intéresse plus. Derrière le maroquin la femme ! Si vous continuez à regardez vos pieds, à les compter, vous allez finir par tomber amoureux, par écrire de la poésie !



Mardi 3 août 2010


Place du Caquet 2


Ici, place du Caquet, en lieu et place de l'océan, j'ai le bruyant ressac des rames de métro,
Dans cet étrange ensemble architectural que nous devons à un certain et douteux Guy Naizot, urbaniste.
J'ai connu à Saint-Denis un philosophe tondeur de chiens en chair et en os, et seulement de renom celui-là, ennemi déclaré du genre humain.
Comment ne pourrait-on pas l'être lorsqu'on considère comme lui que la première basilique gothique de France est un "monument de l'obscurité" !
Confondant manifestement église et religion, dogme et spiritualité, ou prison et cellule, ce qui devrait ne pas laisser d'étonner un communiste !
(Alors que Dieu, comme le savait très bien le peuple bâtisseur des cathédrales, est Lumière, et l'art gothique l'adoration de Celle-ci !)
Monument de clarté, comme il l'a voulu, il y a ici des appartements d'où l'on peut apercevoir jusqu'aux caries dentaires du voisin assis sur la lunette des chiottes,
Et, réciproquement, celui-ci peut regarder les vôtres -vos chiottes, vos lunettes, vos caries- dans le blanc des yeux !
Avec l'esprit communautaire qui règne ici par les sortilèges sociologiques de l'ostracisme et de la non intégration, je laisse imaginer ce que cela peut donner.
Certes, pas autant qu'on pourrait le craindre, grâce en soit rendue à Dieu qui a fait l'homme bon en abandonnant à la société le soin de faire mauvais l'architecte.
Je ne fais pas d'ironie, je le crois vraiment, et cela a été démontré quoique certains en doutent.
Les garçons qui jouent tous les soirs au poker jusqu'à deux heures du matin autour d'une table qu'ils ont apportée sous la fenêtre de ma chambre en haut de l'escalier près de la passerelle sous l'éclairage municipal et qui hurlent régulièrement comme des loups pour agrémenter le jeu ne sont pas méchants.
D'ailleurs, je leur parle.
Ils sont simplement fous et c'est compréhensible.
Il suffit d'habiter ici pour le devenir plus ou moins rapidement, plus ou moins douloureusement.
Ou bien il faut être un saint,
Un qui marche en portant sa tête coupée dans ses bras comme Saint Denis.



Lundi 2 août 2010


Quand j'avais douze ans, je fus bien avisé de comprendre que les « commandements » de Dieu ne pouvaient être que des conseils1 que l'on était libre de suivre ou pas. Je devinai qu'il s'agissait de cette répulsion instinctive que j'éprouvais naturellement à commettre bassesses, mensonge, et vol, et quant au meurtre, impossible même d'y penser, depuis ce jour particulier de ma première année quand j'avais éprouvé la haine mortelle du Mal, qui m'avait paru, à cause de l'attitude conséquente de ma mère, un sentiment coupable.
Dieu était beaucoup trop grand pour nous imposer quoi que ce soit, et j'étais libre ou pas de L'entendre, coupable surtout d'être sourd si je décidais de ne pas obéir.
Quel drame alors de Le/se perdre: la vraie, l'épouvantable, l'absolue solitude, presque la mort !

1. Regardez l'étymologie.


Tous ceux qui connaissent bien les chats et les aiment (à cette condition, peut-il en être autrement ?) s'étonnent-ils comme moi que l'amour que ces animaux éprouvent pour nous en retour se manifeste de façon si tangible que, littéralement, le simple contact physique permet de l'éprouver ?
Le poil, la fourrure, en sont imprégnés; les muscles, le corps, l'exhalent. Il sourd de l'être matériel une onde d'amour palpable, troublante, et la gratitude inopinée est le résultat, pour moi en tous cas, de cette communication puissante et silencieuse, comme si, incognito dans ce chat et voulant à tout prix le rester, un ange véritable m'aimait.



Dimanche 1er août 2010


Je mourrai vivant et non pas déjà mort comme certains, ... beaucoup. A la fin vivre sa mort n'est pas donné à tous, il faut avoir survécu ou, comme moi, être ressuscité.


Quand je regarde une femme sensiblement de mon âge, pourtant « branchée » et « classe », vêtue avec goût et des moyens, j'ai l'impression de voir ma vieille mère. Mon regard n'a pas changé et est toujours celui, sinon d'un enfant, du moins du jeune homme ou de l'homme jeune, que j'étais encore, à ce qu'il semble, ce matin, et je suis au regret d'avouer que seules les femmes de moins de cinquante ans (quarante, quarante-cinq) trouvent toujours grâce à mes yeux.
Désolé, je ne couche pas avec ma mère !


Tu m'as tuère
Et ma vie est fouture
Par Dieu pourquoire ?
Que t'avais-je fait ?



Jeudi 29 juillet 2010


La vie est bonne en soi, même s'il y a parfois de terribles coups du sort.
Un coup nous fait tomber en nous laissant pour mort, un autre, qui devrait logiquement nous achever, nous relève.



Mercredi 28 juillet 2010


Alors c'est vrai je l'ai aimée, elle l'ubris , le plus grand péché à la face des dieux !
Et sans doute que je l'aime encore...
Dans une plaine infinie et déserte comme l'océan et sous un ciel d'orage épouvantable -nuées noires galopantes, éclairs, terrifiants grondements- voir s'avancer la Mort en bas et porte-jarretelles, avec son sourire au rouge à lèvres de masque peint, soulevant ses guenilles comme si elle voulait danser - mais le bruit des os entrechoqués couvre celui de la musique- et se sentir empli de désir pour elle, ivre d'amour, et le coeur battant la chamade... amoureux de l'anéantissement, et porté par des ailes immenses, pour se défenestrer, s'envoler, exploser en un rayonnement formidable d'atomes dispersés, feu d'artifice sublime, exploration, lumière ou ténèbre éternelle !



Mardi 27 juillet 2010


L'indignation vertueuse, vous connaissez ?
C'est le noble sentiment, quand il n'est pas feint, que l'on éprouve au spectacle des turpitudes d'autrui que l'on est certain de ne pas pouvoir commettre parce que quelqu'un que l'on aimait ou qu'on respectait, jadis, nous a aidé à comprendre et nous en a convaincu.
C'est donc à la fois une prise de position éthique et une démonstration de fidélité et de loyauté qui, certes, nous honore sur le plan moral, mais se révèle à l'usage infantile, inefficace, et souvent ridicule.
On est, en quelque sorte, le bon élève qui valide l'enseignement reçu en croyant faire la fierté de son professeur, mais on se trompe, car si un tel maître pouvait s'enorgueillir de notre comportement, il ne serait pas celui qui s'est donné la peine de nous considérer et de nous instruire quand, précisément, nous ne savions pas encore distinguer ce bien de ce mal.

… Et je compris que je ne marcherais pas sur les eaux tant que je pèserais un poids pareil.


Le « peuple », cette entité poétique et brutale, dotée d'une seule âme, n'existe plus en France, depuis pas mal de temps.
Déjà qu'il n'y a plus, à la base, le prolétariat « français »!
Ce n'est pas le peuple qui a élu l'actuel président, c'est la classe d'âge des 55-70 ans, les seniors contemporains de Mai 68, mais qui, avec le temps, ont viré leur cuti, opté pour la sécurité et la dictature.
Parce qu'ils se croient les tenants impartiaux de la « vraie » culture française, les défenseurs d'une Marianne bien blanche menacée de viol par les étrangers de tous bords, Marianne sous les traits de Brigitte Bardot (jeune), qui est leur propriété exclusive, leur esclave sexuelle, leur soumise...
Et non pas la coureuse et perverse femelle que d'autres aujourd'hui voient, qui a toujours couché avec le premier venu et tout-un-chacun, de Napoléon Bonaparte à De Gaulle en passant par Napoléon III et Pétain, et qui pourrait facilement succomber à un beau black ou à un gentil beur...



Dimanche 18 juillet 2010


Si j'arrive à être à la fin de ma vie,
Ce que je prétendais déjà atteindre quand j'avais vingt ans,
Alors je pourrai me vanter d'un accomplissement,
Car il ne s'agissait pas moins que d'être à la fois un sage et un saint,
Un bodhisattva,
Un mec vraiment cool...
C'est cela la suprême aventure et la seule.
Tout le reste : découvrir le troisième pôle, porter des talonnettes à la tribune des Nations-Unies, chanter en playback à la télévision, n'est que du pipi de chat.
Moi je vous parle de voyager à pied dans la galaxie, d'avoir le don d'ubiquité et de ne pas s'en servir, de renoncer à toute image de soi comme à toute volonté réfléchie.
De révèler des compositions chimiques qui n'existent pas sur Terre, de pratiquer la transmutation des métaux comme d'autres font du jogging, de tenir en haleine tous les cyclones tropicaux et d'inventer des fleurs.
De connaître la musique du chant des baleines, d'avoir pour éclairage sur sa table de nuit une aurore boréale, et de glisser l'Infini dans sa poche comme un simple ticket de métro.



Lundi 12 juillet 2010


Caraïbes
Lili, lalou, lalé.
Balda, Lionelle, mézigue.
Matala, Bathsheba, Saint-Denis.
Que d'aventures, que de littérature !
Que de ratures et de coups durs !
Je me souviens de moi à Bathsheba lisant Rabelais
Dans une traduction moderne absolument parfaite que je n'ai depuis jamais pu retrouver.
Quelle merveille que le souvenir !
Celui-là par exemple, d'ordre et de dignité dans une période pourtant bien agitée...
Mais je m'en souviens, la calme bibliothèque et le ciel bleu, et le rayon français dans un petit coin.
Dans ce coin du monde paradisiaque que je n'appréciais pas consciemment.
C'est là que j'ai pris du LSD et que ma vie a basculé.
A tout jamais.
Ce que peu de gens savent, pas même Janet, qui m'aurait peut-être pardonné si elle l'avait su.
J'ai marché dans la Vallée de l'Ombre de la Mort au milieu des vivants sans qu'ils s'en aperçoivent.
Et j'en suis ressorti mais c'est encore trop récent pour que moi-même j'en sois sûr (j'en parlerai une autre fois)
Je préfère me souvenir de mes souvenirs et me réapproprier ma vie de pendant cette mort.
Peut-être que j'exagère.
J'ai tellement laissé de morceaux de moi durant le parcours, ici un oeil, là un bras, une jambe, beaucoup de dents, presque toutes, (je n'ai gardé que mes cheveux...), la joue gauche, une oreille, etc.
Parfois je croyais avoir joui formidablement mais sans éjaculer, j'étais trop jeune.
Parfois pas, goût amer dans la bouche et dans le coeur.
Qu'importe, en avant, vaille que vaille. Ce n'est pas parce que mon pied, coupé au ras de la cheville, reste derrière sur le trottoir, que je ne vais pas avancer !
Il y avait les immenses cocotiers balançant leurs palmes au vent du large, et cette brume de beau temps perpétuelle sur la mer, dans cette partie du monde qui n'aurait jamais existé si Christophe Colomb ne l'avait découverte, et moi qui me suis toujours situé avant le XVe siècle, je n'étais pas sûr de m'y trouver.
Oui, je suis d'une époque qui n'existe pas historiquement, celle d'avant le jour où le Mal ravagea la Terre, une époque intellectuelle de dignité et d'ordre dans de calmes bibliothèques aux vastes fenêtres remplies de ciel bleu et de jardin.
Ridicule. Un rêve.



Mardi 6 juillet 2010


Les deux Nadine


Une : le serpent d'eau
(Il faut vous imaginer dans le marigot. Devant l'embarcation, il nage en ligne droite sans songer à bifurquer, vert, ondoyant, de toutes ses forces, le gentil petit serpent affolé au venin mortel. Sa propre beauté d'émeraude liquide évidemment lui est inconnue.)
Celle-Qui-Revient-Cheveux-Mouillés-De-L'horizon-Où-Il-Pleut
Fruit juteux aux reflets d'or
La femme-trésor immense
Territoire aux lointaines frondaisons jamais exploré impossible à connaître et à parcourir en entier.

Deux : classe de CM1 ou CM2 dans une école de banlieue défavorisée
Laissé, laissée, pour compte
Petits carrés de papier multicolores tombés par terre devant le tableau noir. Le crissement désagréable et la poussière de la craie blanche
Collection disparate de vêtements d'enfants récupérés à une fin charitable
Solitude
La ou les punitions !

Toutes les deux se taisent.
La première, avec son silence, sans le savoir, dit beaucoup. La seconde, avec un silence semblable, ne dit rien, et l'une ne va pas sans l'autre.



Lundi 5 juillet 2010


Tout ce que le monde extérieur comporte d'étrange, de surprenant, d'inexplicable, je dois le comprendre (saisir, prendre avec moi), c'est l'impératif catégorique de l'intelligence, même si l'intelligence suprême impose d'accepter le mystère global, le mystère inhérent à toute chose, celui de l'être en soi dont nous faisons nous-mêmes partie ce qui rend impossible qu'on le définisse.
L'ignorance est donc bien la source de toutes les peurs et non l'échappatoire, le refuge, que les plus faibles, n'est-ce pas, N., se condamnant ainsi à l'idiotie, veulent y voir.
Quand je pense que, par amour de toi, empreinte empathique, j'ai pu effectivement ressentir -brièvement- la même peur en regardant les yeux des chats, comme si les monstres imaginaires irréductiblement étrangers des films d'épouvante, dotés des mêmes magnifiques prunelles presque fluorescentes et des mêmes pupilles verticales, étaient antérieurs à ces animaux et plus vrais et non l'inverse : que les chats sont constitutifs de la réalité et inévitables, obligatoirement familiers à moins d'être un imbécile, oui, tu as bien lu : familiers, c'est-à-dire "habituels", mais aussi "faisant partie de la famille" !



Samedi 3 juillet 2010


Je suis malheureux, je me lamente sur mon sort (moi, les autres, l'endroit où je vis, etc...), et, tout-à-coup, mes yeux se posent sur la chatte qui se tient non loin de moi, sereine, contemplative, en accord parfait avec elle-même et avec Dieu, dans cet endroit du monde que je trouvais invivable il y a quelques instants, je la sifflote, elle ne m'entend pas -mais à quoi songe-t-elle avec ses yeux de rivière ?- et je me dis, une fois encore, que quelque chose me reste toujours celé, un ordre invisible que je ne perçois qu'à travers elle, et dont j'aimerais enfin, si cela se peut, faire partie.



Mercredi 30 juin 2010


Chaque fois qu'elle me faisait part d'une prétention (désir, dessein, espérance, visée) je me mettais à rire, ce qui, je m'en rends compte à présent, est tout sauf encourageant.
Mais je ne riais pas parce que je la croyais incapable d'accomplir ce qu'elle voulait, comme elle l'a probablement imaginé, je riais seulement de voir tout-à-coup à travers elle le « petit scarabée » (oui, comme dans la série télé), sympathique insecte tombé sur le dos qui agite ses pattes frénétiquement pour se redresser.


Est-ce qu'il ne suffit pas, pour se consoler du mal qu'il fait (et il en fait beaucoup, patiemment et systématiquement) d'imaginer ce haut personnage de l'Etat affligé de tics, face-à-face avec son « conseiller spécial » souffrant de la même infirmité (c'est à peine croyable et ce n'est sûrement pas un hasard !) et de mesurer la distance qui sépare leur goût du pouvoir et leur suffisance de la réalité physique pitoyable qui est la leur et de leur ridicule ?


L'art, c'est bien connu, nous renvoie à nous-mêmes, nous fait prendre conscience... Oui, mais ce « nous-mêmes », ce Soi, n'est pas celui de la vie ordinaire, n'est pas notre ego névrosé, pitoyable, geignard, promis aux asticots, à l'anéantissement définitif, qui pue, qui dégoûte même un chien !
Il s'agit d'un moi (je varie à plaisir le vocable indifférent qui désigne le mystère que nous sommes)... d'un moi accompli meilleur, le moi individué qu'a étudié Carl Gustav Jung, que nous sommes tous censés devenir.
Autant dire qu'il ne s'agit pas de se complaire dans le subjectif, le pervers, le facile, le laisser-aller, comme on le croit un peu trop de nos jours. Et ben oui, ce n'est pas un jeu, l'art n'est pas ludique !
C'est un accomplissement tiré par l'effort, le goût de vivre plus et mieux, et il est extrêmement moral ! De cette moralité de surhomme, qui ne se contente pas des idées toutes faites, des idées reçues, mais se forge dans la solitude, l'espérance, et la foi !
La solitude !



Dimanche 27 juin 2010


Je ne sais pas comment cela circule dans ton moi, s'il y a de nombreux péages, des écluses en nombre, des culs-de-sac mortels, ou bien, comme je le souhaite, de vastes contrées à perte de vue sous un ciel infini, d'immenses steppes où l'on peut chevaucher des jours entiers sans rencontrer âme qui vive, sauf là-haut, en levant les yeux, l'aigle farouche qui plane majestueusement sans effort.


Elle a tout, cette fille-là.
Elle est dure et faible, méchante et gentille, ancienne (parce qu'asiatique) et récente (parce que jolie).
Dans sa beauté -toujours « bizarre » comme l'a noté Baudelaire- transparaît parfois la laideur extrême qui vous bloque le souffle le temps infime qu'il faut pour douter de l'avoir vue et respirer enfin, émerveillé à nouveau et oublieux comme un enfant.


(Un peu de concret, merde !) Je suis sous le parasol de l'île de Ré et je pense à toi. C'est une grosse toile écrue avec quelques moches auréoles, montée sur une structure de bois, ce rustique, hexaédrique et classieux parasol que nous rapportâmes de là-bas.
Te souviens-tu du marché où nous allions presque chaque jour pour acheter des huitres et des moules, ce bon pain, et ces bricoles-souvenirs que nous trouvions chez les marchands : les Laguiole turcs, la ceinture de cow-boy, ta veste, les sacs, le couteau à huitre ?
J'ai dix années de trop par rapport à toi mais tant pis si cela ne te dérange pas, bien au contraire... dix de trop, ou vingt, cela ne fait pas grande différence.
Je suis sur la terrasse et je bois du rosé de Provence bien frais dans un joli verre que je remplis à la petite carafe.
Même si je me sens seul, le roi n'est pas mon cousin !


Comme grimpe à un fil de la Vierge en un éclair l'acrobate insigne porteur de toutes les couleurs du cirque la lumière
A présent je comprends et je vis !


Et toi, beau papillon, j'espère que tu reviendras, attiré par ma lumière...


« Alors, » leur dit le poète, « je me vis en étrange machine lumineuse, un extraordinaire système dense de lueurs diversement colorées tournant autour d'un centre plus important qui était moi, en somme une espèce de système planétaire, et même cosmique, en réduction.
Chacun des éléments lumineux, des « planètes », était ou un sentiment, ou un acte, ou une sensation, ou une pensée, qui, à un moment donné de mon passé, m'avait appartenu, et il flottait autour de moi, faisant partie de ce système dont la cohésion était assurée par une force gravitationnelle globale.
Mais le plus intéressant était que toutes ces sphères, ces « étoiles », avaient une valeur positive, même celles, innombrables -oui, vraiment très nombreuses-, qui, à l'instant de leur création avaient semblé néfastes, perverses, et même mauvaises...
Ainsi, par exemple, telle ancienne réticence, tel désaveu, qui avait paru jadis ne pas avoir lieu d'exister, exprimait à présent, tournant sur son orbite éternelle, une affection fondamentale, profondément justifiée, et telle peur révélant un espoir autrefois inconnu, secret, avait été nécessaire. Tout avait procédé du même Bien ! Et tout avait été, contrairement à ce que j'avais pu croire jadis, indispensable.
Tout était en équilibre et tout était harmonieux, vivant autour de ce centre palpitant, un peu plus gros, plus important, que je savais être plus précisément moi et qui régissait la totalité.
Et je tournais sur moi-même, heureux, en paix, microcosme révélé, littéralement rayonnant, dans ma vie enfin élucidée ! »



Vendredi 25 juin 2010


Par jour, je pense plus de mille fois à toi,
Et même la nuit, de toi souvent je rêve,
Je ne peux évidemment pas t'oublier, toi
La dernière (des dernières), l'oméga, quoi,
Depuis l'alpha de mon enfance amoureuse.
J'ai l'impression parfois que tu résumes,
Que tu contiens toute l'histoire de ma vie,
Comme une boîte de cuivre et d'or orfévrée,
De fer et d'argent, d'argent et de nielle, qui grince
Un peu c'est vrai, et qui se ferme en claquant,
Comme un cercueil, ou une machine mystérieuse,
Coffret d'alchimiste où sont mises à macérer
De bien étranges substances en compagnie
De rouages vivants, bio-mécaniques.
Tu me survivras, physiquement probablement.
Mais pas dans l'esprit, car là je suis immortel.
Ma barbe blanche d'enchanteur allant jusqu'à terre
Rivalisera avec la fraîcheur et l'éclat de ton teint.
Tes seins comme d'acides fruits sauvages
Se flétriront pourtant avant ma mémoire,
Et toi morte, mes chants rappelleront à jamais
Vivants ton unique beauté.



Lundi 21 juin 2010


Si j'arrive à me pacifier, j' espère qu'il me restera la même envie d'écrire, tranquillement, calmement, en m'adressant seulement à l'alter ego, l'ami, le complice, le confident, le fidèle, l'amante...


Une de ces belles créatures avec lesquelles on a envie de s'amuser à se reproduire...


Je bute à chaque fois sur la même évidence : si elle était celle que je crois, si elle était celle que j'aime, je ne serais pas en train de lui adresser ces mots, ces sentiments, cette supplique, qu'elle ne peut pas, ou ne veut pas comprendre.
Je suis en constant déphasage et je vois tantôt une image blanche tantôt une noire, comme si la lumière s'allumait puis s'éteignait sans parvenir à s'établir, comme si un court-circuit menaçait, grésillement suivi d'une sèche explosion, et puis grand et mortel incendie...



Jeudi 17 juin 2010


Le chat, c'est connu, est un animal dit « crépusculaire », un chasseur qui s'accomplit le mieux aux instants qui précèdent l'aube et à ceux qui préparent la nuit.
Si, d'aventure, vous entretenez une solide amitié avec un chat, voire de l'amour, ou, mieux encore, comme c'est ma chance, avec une famille de chats -dans mon cas, la mère, un fils et deux filles-, et si encore, agréable privilège, vous disposez d'un jardin, d'un terrain, d'un parc, offrez-vous le plaisir de le(s) accompagner, à cette heure un peu étrange qu'il(s) vénère(nt), au crépuscule, entre chien et loup, quand les ombres grandissent jusqu'à tout envahir, la terre et le ciel, tout posséder, et que nous, les humains devenons incapables de rien voir (sinon, à la place de la brouette renversée, un ennemi coupé en deux qui tend les bras, désespéré) et sentez alors, de votre chat qui, lui, continue à voir clair, la magnifique et lucide exaltation, et l'immense beauté heureuse des désirs...



Mercredi 16 juin 2010


Avec la démographie « galopante », le nombre de cons augmente chaque jour. Et avec le règne de l'argent et des média de masse comme la télévision, les cons se perfectionnent toujours davantage.
Parce qu'ils sont la cible privilégiée des publicitaires et des producteurs d'émissions, la connerie majoritaire devient aussi prioritaire. Elle domine tout.
A peuple de cons gouvernement de cons. Les élites s'adaptent et, tout en conservant leur supériorité, se révèlent aussi cons que ceux qui les élisent.
La connerie générale aboutit à un effondrement des valeurs humaines traditionnelles, et ceci touche les gens intelligents, peu nombreux, qui, sous la pression, s'ils ne deviennent pas cons à leur tour, sombrent dans l'immoralité et la perversion.
Le travail se perd et l'art également qui en est la branche la plus haute.
Il ne reste rien, que connerie et stupeur générale, associées à la rapine, au viol, au mensonge, et au meurtre.
Les présidents mettent des talonnettes, ce qui veut tout dire.
Etant donné que le climat en même temps se dérègle, victime de la connerie humaine et du manque de volonté, on peut imaginer que l'avenir sera encore pire que prévu.
Moi, je m'en fous, j'ai soixante-six ans, et l'essentiel de ma vie, sinon le meilleur, est derrière moi.
Quoique...


Ce n'est pas que Dieu nous en veuille mais Il est Lui et nous ne Le sommes pas !
Aussi chaque fois que nous nous prenons pour Dieu, comme le réclame notre esprit, Il nous remet immanquablement -Lui, c'est-à-dire la Nature, la Vie- dans nos marques.
Je pense que c'est de cette façon qu'il faut comprendre l'histoire de la Tour de Babel et ne pas y voir la colère d'un Dieu orgueilleux et méchant qui nous ressemblerait.
Il ne se pouvait pas que toute l'humanité parlât la même langue, comme cela reste toujours le cas malgré nos efforts aussi désespérés pour y remédier.
Quel bonheur ce serait qu'enfin nous l'acceptions !



Mardi 15 juin 2010


Pas question de souffrir. Pas question d'accepter la souffrance comme inéluctable. Elle n'est qu'un garde-fou, le signal qu'il faut faire autrement... être ailleurs... être autrement.
Revenir en arrière, en découvrir la (les) cause(s), changer, la supprimer.


Je me félicite aujourd'hui de ne pas avoir été le plus fort... Rendez-vous compte ! Si cela avait été le cas vous ne seriez pas là pour m'entendre. Vous n'existeriez pas ! Il n'y aurait que moi, ce qui, évidemment, n'est pas possible non plus : le plus fort contre le sort ! C'est-à-dire contre la vie, contre Dieu !
Voilà à quoi j'ai passé le plus clair de mon temps durant plus de soixante années. Ma psy, d'ailleurs, l'avait bien vu.
« Tu veux régler un compte avec le sort ! » m'avait-elle dit un jour, et aussi : « Ah, oui, la vie... ta grande ennemie ! »
Et savez-vous comment, finalement, je commence à comprendre cela ? En relisant Dialectique du Moi et de l'Inconscient de Jung. Non parce que je comprends mieux techniquement mais parce que, à présent, la bienveillance respectueuse et l'humour qui émanent de ce livre m'ont frappé. La bonne humeur -l'humeur bonne-, et la confiance aussi à l'égard des phénomènes étudiés et dépeints par l'auteur. Il ne s'agit pas d'une guerre pour la connaissance comme je le croyais jadis, d'un affrontement entre nous et un réel occulte et dangereux. Non c'est une géographie presque amoureuse, un guide touristique vantant les charmes d'une région attrayante pour lui, bénéfique pour tous, et dont -moi, bien sûr, le premier- nous faisons évidemment partie !


2010. Quand on vit à Saint-Denis, on est loin du bonheur.


Ma chambre à l'écart : les années d'orphelinat.


J'ai été choisi dès le début ! Oui, mais comme tout le monde !



Jeudi 10 juin 2010


Je ne pense pas que Dieu se soucie des péripéties. Seuls le point de départ et le point d'arrivée ont de l'importance. Autrement dit, faites toutes les conneries que vous voulez -ça, je sais que vous le savez- mais ne perdez pas de vue votre destination.


Jadis, quand j'étais jeune enfant, et adolescent, je comprenais assez bien mes semblables, mes contemporains. Je connaissais ce qui les anime, les conditionne, leurs points faibles : leurs préjugés, leurs peurs, leurs limites. Je pouvais me débrouiller avec eux, m'en sortir, gagner de l'argent, réussir, tirer mon épingle du jeu.
Malheureusement cela n'a pas duré. J'ai vite dépassé cet état. Je me suis intéressé non pas à ce qui était mais à ce ce qui devait être et j'ai changé. Sur l'amour, le sexe, l'argent, le sens général de la vie, etc... je me suis fait une opinion plus juste, moins répandue, originale comme on dit, très éloignée de celle qu'ils avaient, et j'ai fini ainsi, sans bien m'en rendre compte, par les perdre de vue.
Il y a eu des quiproquos, des malentendus, des oppositions, et, pour finir, je suis devenu, à ma façon, une espèce de raté exemplaire.
(Songez que j'ai réussi à travailler pendant presque vingt ans comme magasinier, malgré des études universitaires et mon envie de reconnaissance sociale.)


Ca y est ! Le troupeau est convié, que dis-je, convoqué, sommé, de regarder passer les Bleus !
Comme le révèlent les pubs télé, où l'on voit des multitudes sautillantes, hurlantes, le visage peint, se passant la baballe, synchrones, consensuelles jusqu'à la mort, et prêtes pour le grand jour, comme je le disais : troupeau !
Pouah ! On leur suggère fortement de changer de téléviseur pour l'occasion, comme de mettre une nouvelle capote avant de forniquer avec un partenaire douteux !
Sans doute à cause de l'Afrique du Sud, j'ai l'impression qu'il leur faudra surtout y regarder des documentaires animaliers.



Vendredi 4 juin 2010


La fierté est ce noble sentiment, cette disposition d'esprit rare et particulière, qui interdit de réclamer plus de deux fois à autrui même ce qui est indispensable et parfois vital -« dussè-je en crever ! »- et je suis convaincu, je suis persuadé... je suis sûr et certain, que Dieu la regarde aussi avec sympathie car, Lui-même, comme le Christ d'ailleurs nous l'assure, n'exauce-t-Il pas toute véritable prière dès qu'elle est prononcée ?!


© Jean Blanquet
(A suivre... peut-être)


[ CARNET 21 ]



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Dernière modification le 04/09/2010 13:19

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