Jean Blanquet
© Nadine Nguyen 2008

«Bienvenue...Je m'en voudrais beaucoup que ce site fût un blog. Ce n'est même pas un journal. Vous êtes sur un site prétentieusement littéraire où figurent par-dessus le marché quelques liens militants dans le domaine des NTIC, ou autres. cool
Vous pouvez consulter des recueils de poèmes en prose : "Dieu Est Un Arbre Peuplé De Chats", "Adorations", "Le Cavalier de l'Hippocampe", et le "Journal d'un s... de b... de Marchand de Nuages" (icônes rouges à gauche). Quant à la page sur laquelle vous êtes actuellement, page d'accueil de ce site, elle est renouvelée de temps à autre avec les notes écrites durant la période précédente et qui composent graduellement les "Carnets".
Quoique, dans ce site, le mélange des genres puisse perturber, c'est le reflet, au jour le jour, de mon évolution dans tous les domaines, littérature, philosophie, société, politique, et tutti quanti...»

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Pourquoi Internet ne veut pas de la Loppsi L'Express 12/02/2010

Mardi 9 mars 2010


(Elle est une merveille qui s'ignore, la réalité magique, la bonne Circé.)
Comme un malade son médicament, un avare son or, j'adore ses cheveux noirs brillants, sa peau (de miel), ses yeux (bridés), son altérité asiatique -elle est en réalité eurasienne dans un dosage parfait pour moi, juste assez différente et mystérieuse pour me faire rêver, pas assez pour être étrangère- possession matérielle, plaisir des sens, tout le contraire de l'élévation spirituelle que je professe à longueur de temps, autant à moi qu'aux autres (!), et c'est la première fois que cela m'arrive.
L'espoir d'un renouveau, neuf ans de vie commune, et cette malheureuse propension à voir dans la Femme l'image même de mon salut, c'est dur aussi à abandonner.
(Il est moins pénible et plus court de se débarrasser d'une addiction au tabac, sachant que, dans ce cas, on ne retrouve vraiment la liberté qu'en perdant tout motif inconscient !)
En même temps, je me dis que c'est peut-être un service qui m'est rendu par une sorte de gravitation forcée des âmes ( le "nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre", qui m'est toujours apparu comme une triste soumission à la contingence, sous une forme moins détestable ?) !
... Car l'intuition phénoménale (si, si...) qui est la mienne aurait du m'avertir dès le début d'une impossibilité et ce ne fut pas le cas. Au contraire même, je trouvais la bestiole trop pure, trop délicate, trop distinguée, trop sacrée !
......................................
Somme toute on s'aime mais on se fatigue l'un de l'autre. Elle à lutter (1/ nous ne sommes pas en Asie au XVIe siècle, 2/ les chats ne sont pas des démons venus de l'enfer...), moi à attendre.
Est-ce suffisant pour se séparer complètement ?


Jeudi 4 mars 2010


La belette son amie, qui faisait partie d'une association d'artistes plasticiens dans la Ville Sinistrée, lui avait proposé de faire une exposition de ses poèmes en les présentant comme des tableaux, avec un accrochage permettant une lecture facile.
Il avait accepté et cela avait du succès. Il se trouvait sur place, ravi, quand il se vit entouré d'un petit nombre d'animaux et d'objets défraîchis qui lui posaient des questions sur son travail.
Depuis combien de temps écrivait-il ? Comment obtenait-il l'inspiration ? Etc., etc., jusqu'à ce qu'une cuillère en plastique bleue plus avisée lui demandât pourquoi il avait recours à cette solution pour être lu.
- "Mais je n'ai pas d'éditeur"- avoua piteusement le lapin.
- "Comment cela, pas d'éditeur ?" s'exclama d'un air gourmé la Reine de Pique qui passait justement par là accompagnée du Dix de Trèfle, son âme damnée.
Un peu inquiet le lapin répondit :
- "Ils ne veulent pas me publier, ils disent que c'en est fini de tout ce qui est écrit en phrases correctes, et plus encore des textes qui ont une cohérence, une signification d'ensemble, comme les essais, la philosophie, et même la poésie."
- "Grand Dieu !" s'écria la Reine.
- "Ils disent qu'il ne faut plus écrire qu'en SMS, faire des films, des vidéos. Un mot seulement, comme légende d'une photo, ou d'un dessin, c'est tout ce qu'ils acceptent. Ils m'ont conseillé de faire du rap, c'est ce qu'il y a de plus intellectuel."
- "Ils n'ont sans doute pas tout à fait tort !" lança la belette qui, ayant aperçu la Reine, s'était approchée et avait voulu prendre part à la conversation.
- "Mais que dites-vous là, ma chère ?" dit le Dix de Trèfle.
- "Plus personne ne lit, ne l'avez-vous pas remarqué ? C'est à cause de la télévision. Dans le Pays-Qui-N'a-Pas-De-Nom, ils ont fait une étude qui a démontré que la télévision détruit la capacité de concentration. Les enfants qui la regardent plus d'une heure par jour ne peuvent plus exercer leur attention que quelques minutes en continu à l'école. Ils deviennent ainsi incapables de lire, et encore moins d'aimer la lecture qui requiert forcément une attention prolongée."
Le Dix de trèfle détestait passer pour un ignorant. Sans s'en rendre compte la belette venait de se faire un ennemi.
- "Mais est-ce bien avéré ?" fit-il en prenant son air le plus dédaigneux.
- "Mais c'est exquis !" fit la Reine qui, entre-temps, s'était approché du mur et avait commencé à lire un des textes encadrés.
- "Hein, quoi ?!" lança un godillot qui voulait se donner le genre Van Gogh et ne sortait qu'accompagné d'une vieille chaise paillée.
Aussitôt toute l'assistance se rapprocha pour savoir ce qui se passait. Le lapin avait sorti compulsivement une carotte de sa poche et la croquait pour se donner du courage. La belette était aux anges, elle sentait que son exposition allait avoir du retentissement.
Malgré la pluie et la toxicité de l'air qui obligeait à porter un masque à gaz c'était une belle journée.



Mardi 2 mars 2010


Il n'y a rien. On ne peut croire à rien dans l'état ordinaire. Voilà ce qui explique la fuite en avant, depuis toujours, de l'humanité. Pour compenser elle essaie -nous essayons- de croire en l'avenir, le nôtre, personnel, et l'avenir commun, par exemple, en envoyant des fusées dans l'espace. Nous ne savons pas vivre et nous nous raccrochons à l'idée de l'existence -cet avenir impossible à atteindre.
Il faudrait s'asseoir sous le banian et décider qu'on y restera tant qu'on n'aura pas trouvé en quoi on peut croire, soi, ou Dieu, peu importe.
Malgré la folie générale apparente, au fond nous sommes lucides et nous savons tous très bien que nous ne savons rien.
Regardez en vous-même !



Pour moi la campagne est un être vivant presque personnifié, Gaïa, Démèter, Cérès, etc., que j'ai envie d'embrasser, de tenir dans mes bras.
Ses apparences visibles : l'herbe, les arbres, le vent qui crée le mouvement, la lumière et les ombres qui y jouent ses humeurs, ses expressions, etc., me semblent les canaux qui pourraient me permettre de l'atteindre, de la toucher vraiment, de la voir en personne, et je les aime d'amour, j'ai un désir amoureux pour eux, presque sexuel, si, si...bref, mesdames et messieurs, je suis complètement allumé !



Je ne vois autour de moi que la misère, et pire encore : le malheur ! La misère c'est manquer d'argent pour le moment, mais le malheur est d'en manquer à jamais, au point que la déchéance devienne normale et que le Mal fasse la loi en permanence : la drogue, par exemple, sous ses innombrables aspects, que la folie précède, accompagne, et justifie, elle aussi sous des formes infinies, dont la pire, à mes yeux, parce qu'elle n'est jamais dénoncée ni combattue, est la pitoyable sentimentalité prétentieuse des femmes pauvres, leur culte obsessionnel de la tragédie qu'elles affublent de tous les masques possibles, celui des enfants -elles les révèrent comme s'ils étaient des martyrs chrétiens- du prince charmant -la brute qui les tuera ce soir d'un coup de poing- du devoir et du sacrifice inutiles, qui, s'imaginent-elles, posent sur leurs cheveux le diadème de princesse dont elles rêvaient quand elles-mêmes étaient des enfants.
....
Passe tout-à-coup dans la rue un bonhomme sorti tout droit de Balzac, un peu voûté, l'air d'un notaire avare de province, avec de gros favoris poivre et sel... vie étonnante et merveilleuse...



Samedi 27 février 2010


L'art n'a à se prendre ni au sérieux ni à la légère.
L'art est cette particularité d'une oeuvre humaine de quelque nature qu'elle soit, peinture, musique, écrit, composition florale, arrangement vestimentaire, cuisine, etc., qui procure une évidence d'élévation ou de profondeur et de permanence ou d'éternité que l'on ne parvient que difficilement ou pas du tout à expliquer.
C'est un frémissement, une ombre, une vertu, qui s'additionne à ce qui existe normalement et le relie, à mon avis, à la Nature comme s'il en émanait vraisemblablement, procurant de la sorte une impression d'harmonie entre l'artificiel et le sacré, entre l'artificiel et le divin, entre ce qui sort de nos mains maladroites et ce qui est l'oeuvre parfaite du Créateur !
Tout oeuvre d'art est un dialogue difficile entre un individu, le spectateur, et un autre, l'artiste, médium consciencieux au service de quelque chose qui dépasse son être contingent et périssable.
Cette relation n'est pas du ressort de la société. C'est plutôt un contact spontané des âmes, quelque chose d'irréductible à toute volonté, qui s'apparente à l'amour, et témoigne de l'originalité et de la créativité humaine, expressions de la liberté qui est l'ennemi objectif (et pacifique, ce que semblent ne jamais comprendre les politiques) de l'ordre établi.
Le paradoxe de l'art est qu'il se révèle dans une activité normalisée comme l'était à la Renaissance la fabrication sur commande de tableaux pour l'Eglise. Cette grande chose n'a pas de territoire attribué, elle est simplement en plus.
Le concept, mal défini et fragile, n'est apparu dans la culture occidentale qu'à la Renaissance et, victime de son succès, a commencé à se corrompre, c'est-à-dire à être récupéré par la société, dès le milieu du XXe siècle.
En gros (ce qui est bien suffisant pour l'étendue qui se veut courte de mon propos) la peinture de chevalet a paru avoir fait son temps et a commencé à lasser les imbéciles affamés de nouveauté. On y a remédié en instaurant une activité artistique moins précise et plus consensuelle : l'"installation" avec sa justification intellectuelle : l'"art conceptuel", lesquels ensemble constituent le modus vivendi politiquement correct de l'art contemporain. Ce ne sont plus des individus qui produisent et consomment l'art, mais une profession définie : les Artistes (avant on n'était qu'un peintre, un musicien, un écrivain, un cuisinier, une espèce d'artisan XXL, certes de génie, mais c'est tout) et une classe sociale qui fait songer aux anciens amateurs d'art "éclairés", noblesse, intellectuels, mécènes potentiels ou déclarés, auxquels s'efforcent de ressembler tous ceux dans la population qui ont assez d'instruction et d'éducation pour en éprouver le besoin ou l'envie.
Qui a dit : "Des snobs, quoi !" ?
Bref, le populo est largué et, en ce qui me concerne, pas étonné de l'être.

Addendum

L'art est la soupape indispensable de la société, qu'il soit reconnu comme tel ou pas, et, à cet égard, il ne peut pas disparaître. On doit même le retrouver, sans aucun doute, dans l'art institutionnel contemporain dit des "installations". C'est pour cela que tout paraît compliqué. Il peut y avoir de vrais "artistes" au milieu des faux et des oeuvres authentiques dans le capharnaüm de la production ordinaire commanditée par la société de notre époque.
Nous sommes revenus à une sorte de Haut Moyen Age où des effigies grossières, des gris-gris réalisés sans le moindre talent, ornaient les églises de campagne, avec cette différence que l'on ne sait pas trop aujourd'hui où se trouve et quelle est la religion qu'il faudrait soutenir.



Vendredi 26 février 2010


Commentaire sommaire, à propos du droit naturel et du droit moral, écrit en 2004 et jamais publié (affaire personnelle) :

Le droit moral tombe sous le sens. Si quelqu'un ne perçoit pas le caractère irréfutable de ces dispositions, il faut craindre qu'un aspect de la réalité lui soit occulté (pour x raison, la plus courante étant, en général, que la société fasse écran (par dressage, accoutumance) à la vérité fondée sur la nature.
Face à ce type d'individu, lorsqu'il est offensif -même avec les meilleures intentions- toute personne dotée d'une conscience qu'on qualifie usuellement de "libertaire" se sent atteinte dans sa dignité.
Ce qui est nié c'est l'unicité de la personne, sa qualité d'exception, par une démarche parfaitement logique empruntée à la société, celle qui consiste à standardiser les comportements et les pensées, à exiger d'autrui la "conformité" pour ne pas dire la banalité, à lui ôter sa liberté comme si l'âme s'achetait en même temps que la force de travail.
Quand ce qui semble moralement justifié, comme par exemple, l'acceptation d'un principe égalitaire : le groupe, la démocratie, sert finalement à neutraliser, écraser des qualités humaines divergentes : la créativité, l'originalité, voire la supériorité intellectuelle (qui n'est pas, faut-il le souligner, la supériorité de la personne), bref quand tout le monde est ramené au même niveau de médiocrité générale, la révolte devient le devoir de celui qui a le mérite de ne pas être complètement assimilé.
Le rôle de chef (puisque, malheureusement- il en faut) ne consiste pas à "égaliser" tous ses subordonnés au même niveau. Il doit soutenir ce qui lui semble meilleur, et contrôler ce qui risque d'être néfaste.
Certains mauvais chefs (les plus nombreux) considèrent plus dangereux l'esprit critique et la propension à l'autonomie que la bêtise et l'irresponsabilité. Ils craignent surtout d'être supplantés dans leur rôle davantage que de voir échouer l'entreprise, par présomption (l'entreprise se confondant pour eux avec eux-mêmes), en oubliant intrinsèquement que celle-ci ne possède que la valeur que lui fournissent les individus qui la composent.



Jeudi 25 février 2010


Nous sommes le seul animal dépourvu d'instinct auquel il manque, en quelque sorte, le mode d'emploi de l'existence.
Nous pallions tant bien que mal à ce défaut par l'apprentissage de la tradition héritée d'autres imbéciles comme nous dont la présence antérieure et l'âge plus avancé semblent nous garantir un semblant de sérieux, mais tout ce qu'ils pouvaient nous apprendre, tout ce qu'ils savaient et que nous ignorions, tient à la société et pas à la nature. A cet égard l'enfant qui vient au monde et qui n'a pas encore tout à fait oublié ce qu'il y a de l'autre côté du grand trou noir en connaît davantage.
Il serait logique aussi de nous tourner vers les animaux pour essayer de deviner le message particulier que leur a confié Dieu avant de les lâcher dans la dégradation programmée. Mais là encore notre intelligence consiste à mépriser, fort de cette supériorité intellectuelle qui est précisément la cause de notre incapacité à appréhender directement les choses.
A l'instar des vieux sages -puisque nous nous payons de mots- qui prêtent une oreille attentive aux gazouillis des oiseaux comme des petits enfants, écoutons les miaulements, les aboiements, les feulements, les coassements, et tous les langages de nos frères les bêtes, avec le respect et l'amour nécessaires, pour tâcher d'apercevoir le palimpseste, l'empreinte probablement éparpillée dans les différentes espèces, du plan global, de la cohérence unique, qui doit éclairer notre destin et nous permettre de nous y retrouver dans le foutu labyrinthe où nous tournons en rond seuls et désespérés, au lieu d'en sortir avec clairvoyance réunis et réconciliés.
... Quelque chose comme ça...



Les seules questions intéressantes sont celles dont les réponses ne peuvent être garanties :
"Y a-t-il quelque chose après la mort ?", "L'âme survit-elle au corps ?", "Le Bien finira-t-il pas triompher du Mal, ou l'inverse ?", "A qui ou à quoi doit-on obéir ?".
Mes pourquoi ne trouvent pas leur parce que.



Mardi 23 février 2010


Contrairement à toute attente, les yeux de l'enfant que tous voulaient fermer s'ouvrirent. La ligne verte de la lumière qui formait un arc d'ogives dans la grotte s'épandit et devint une surface étale, un lac !
Il pouvait sentir et entendre, il pouvait voir, et il savait !
Dès le lendemain il fut conduit chez le médecin qui, après avoir écouté les explications de sa mère, lui introduisit sans plus attendre un thermomètre dans le derrière.



Je suis dans une ville où l'on croise bon nombre de gens affables, souriants, genre travailleurs sociaux, employés de mairie, responsables municipaux, qui semblent dire que la vie est belle et qu'ils foulent chaque jour, en exerçant leur activité, un tapis de roses !
C'est extraordinaire quand on compte la multitude de malheureux et d'individus désagréables, souvent les mêmes malheureusement, qui peuplent cette cité.
Je pense qu'il est temps pour moi d'arrêter de me leurrer et de croire ce discours de la fraternité qui n'est que celui de l'égoïsme. Tous ces gens, à l'évidence, à l'inverse de moi, ne souffrent pas par empathie, et pire, ils tirent profit de la misère ambiante, tant morale que matérielle, qui constitue, somme toute, leur fonds de commerce.
Personnellement je suis dans une rage permanente, contre eux, contre le sort, contre Dieu, contre les responsables présumés, contre les victimes qui ne sont pas dignes de compassion, contre tout !



Je n'ai plus envie de souffrir.
J'aspire à une vie paisible, extrêmement relâchée. Pas d'obligations sociales ou très rares. Me lever le matin à l'heure qui convient physiologiquement, quelle qu'elle soit, les cheveux emmêlés, les yeux encore à moitié collés par le sommeil, la barbe de huit jours, les lunettes de travers, me traîner en baillant dans le jardin pour boire mon café avec un minimum de vêtements selon la température, ne rien faire, laisser les caprices et la fantaisie gouverner mon emploi du temps.
De l'amour principalement...
Pas de sport !



samedi 20 février 2010


Dieu, ou la Nature, mène la danse, relayé de temps à autre par le diable, qui assure toujours l'interim durant Ses vacances. Pas moyen d'échapper à l'Un ou à l'autre.



La plupart des gens se persuadent que les turpitudes qu'ils accomplissent sont justifiées par un bien "autre". J'ai connu un délégué syndical qui négociait des avantages personnels avec le patron de sa PME en échange de sa neutralité en se disant que, faute de mieux, il y avait au moins un ouvrier dans l'entreprise qui profitait !
Avant de rigoler, salaud de lecteur, demande-toi si tu ne fais pas pareil.
La famille est souvent une bonne excuse. La prime obtenue en causant du tort à un collègue servira à acheter des jouets à Noël. Tu prétends que ce n'est pas parce que tes couilles ressemblent à des crottes de lapin que tu ne résistes pas au mal, mais parce que tu penses à ta femme et à tes enfants !
La simple survie d'un cadre moyen dans presque toutes les entreprises françaises est un parcours du combattant dont l'essentiel consiste à ramper, mais, bien sûr, on ne le fait pas pour soi mais pour sa famille.



La défenestration à bout portant
La pendaison et l'empalement synchronisés
Avaler du poison pendant qu'on est écartelé
Brûlé vif en perdant tout son sang
Éviscéré les yeux crevés

CRUCIFIE DEVANT UNE FOULE IGNARE !

Abandonné de tous et élevé vers Dieu par là-même
Porté sur le dos des mécréants comme un vaisseau sur les flots de la mer
Arriver enfin à bon port.



© Jean Blanquet
(A suivre... peut-être)


[ CARNET 21 ]



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Dernière modification le 09/03/2010 13:24

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