carnet 21


Imaginez un univers politique où les motivations des participants découleraient tout simplement de la vieille dichotomie Bien-Mal, et où, fondamentalement, s'exprimerait seulement le besoin de rendre heureux ou de faire chier autrui sans souci des conséquences annexes. Le Président, par exemple, serait, à ce moment historique d'hypothèse, un petit homme au nez et aux oreilles pointus, d'apparence un peu démoniaque, qui n'aimerait rien tant que de rendre malheureux ceux qui, selon une analyse élaborée durant ses années de lycée, croient que tout leur est dû : les premiers de la classe, les beaux, les grands, les paresseux, les fonctionnaires, les pauv'cons, les retraités, etc., bref tous ceux qui, en fonction de cette triste vision de méchant et d'envieux, ont "trop de la chance".
Seuls les riches petits, bêtes et moches, méritent leurs privilèges puisqu'ils sont riches !
Mais bon, heureusement, c'est ridicule et impossible !



La Mort, faisant office à la fois de serveur stylé et de mets à consommer, s'offre sur un plateau de métal inoxydable, directement sortie du froid ténébreux de l'outer space.
Tandis que de magnifiques lueurs électriques irradient l'arrière-plan du cosmos, elle avance, neuve, impeccable, altière comme la Studebaker Commander Land Cruiser de 1950 avec tous ses chromes.
Et cependant on ne peut vraiment la décrire, on La regarde sans La voir, elle a quelque chose d'imprécis et d'évasif, comme un fantôme sombre.
Elle rayonne pourtant : luxe, ténèbres, éternité.
Le mourant, émacié, dans l'élégance de l'usure physique, tend une main blanche et décharnée comme pour un salut ou un adieu afin de la saisir.
Les vivants autour ne regardent que leur chagrin, ou leur ennui, leurs regrets, leur colère quant aux meilleurs, ou se perdent dans des détails du lit, de la chambre, fil qui dépasse, papier tombé à terre.
Tout se joue entre quelques initiés, Elle et celui qu'elle va ravir, et le ou les poètes présents.



Et vient le rêve qui tient une charrue...

Il trace un sillon profond dans l'esprit du dormeur
Tandis qu'un étrange personnage vêtu de plumes noires brillantes
Qui ressemble un peu à un marabout d'Afrique
Sauf le costume de hockeyer et la barbichette verte fluo
Les lunettes de soudeur et les morceaux d'assiette cassée
En lévitation autour de sa tête -non pas oiseau alors mais lévite
Venu d'Autriche-Hongrie-
Sème les fascinantes idées qui dérangent
Le ciel orange la terre violette et les arcs-en-ciel qui jouent à se chevaucher
Sont de toute beauté et il se retourne dans son sommeil comme la terre retournée
Pète un tant soit peu comme autant de petits pois égrenés à la cuisine
Par la grosse servante à quatre tiroirs et un caisson de rangement
De marque Beta achetée d'occasion à Choisy-le-Roi une affaire
Demain matin il se réveillera transformé et ne conservera qu'un souvenir vague
Normal pour un voyage de l'autre côté de l'océan
Une odyssée en terre lointaine et dans le temps aussi à cause de la différence de culture
Là-bas ils n'ont pas de charrue et l'eau est rare
C'est le Moyen Age quel que soit celui que tu as
Ce sont les femmes qui font tout l'travail et en plus en chantant
.....
Mais bon c'est pas l'tout faut maint'nant qu'j'aille au boulot !



Ne me prends pas pour Dieu, Zaza, je ne Le suis pas.
Tu me regardes avec une telle intensité amoureuse...
Je suis juste un être humain qui t'aime et qui te laisse interêtre* avec lui comme l'amour véritable le commande, à condition, bien sûr, de ne pas avoir peur que la frontière du Moi cède.
Mais moi je m'en fous, j'ai toujours adoré les expériences extrêmes, et même si je devenais toi, même si je devenais un chat...

...Je ne sais pas si je regarderais alors les hommes avec amour comme tu me regardes.

*on dit bien interagir



Je n'ai jamais eu honte d'adorer choses et gens, comme l'invisible et l'impondérable, ni de rêver, ni d'être.
L'adoration est ce courant vital qui me lie au monde quand je suis conscient de n'exister que pour une durée limitée.
C'est en adorant que je retrouve l'éternité perdue sur une planète où tout est relatif, où la dualité essentielle du Bien et du Mal rend incertaine toute volonté morale.
Nous sommes les atomes interdépendants d'un organisme complexe qui n'est pas sous notre contrôle et l'adoration est la force qui nous rend rayonnants.



La défenestration à bout portant
La pendaison et l'empalement synchronisés
Avaler du poison pendant qu'on est écartelé
Brûlé vif en perdant tout son sang
Éviscéré les yeux crevés

CRUCIFIE DEVANT UNE FOULE IGNARE !

Abandonné de tous et élevé vers Dieu par là-même
Porté sur le dos des mécréants comme un vaisseau sur les flots de la mer
Arriver enfin à bon port.



L'art n'a à se prendre ni au sérieux ni à la légère.
L'art est cette particularité d'une oeuvre humaine de quelque nature qu'elle soit, peinture, musique, écrit, composition florale, arrangement vestimentaire, cuisine, etc., qui procure une évidence d'élévation ou de profondeur et de permanence ou d'éternité que l'on ne parvient que difficilement ou pas du tout à expliquer.
C'est un frémissement, une ombre, une vertu, qui s'additionne à ce qui existe normalement et le relie, à mon avis, à la Nature comme s'il en émanait vraisemblablement, procurant de la sorte une impression d'harmonie entre l'artificiel et le sacré, entre l'artificiel et le divin, entre ce qui sort de nos mains maladroites et ce qui est l'oeuvre parfaite du Créateur !
Tout oeuvre d'art est un dialogue difficile entre un individu, le spectateur, et un autre, l'artiste, médium consciencieux au service de quelque chose qui dépasse son être contingent et périssable.
Cette relation n'est pas du ressort de la société. C'est plutôt un contact spontané des âmes, quelque chose d'irréductible à toute volonté, qui s'apparente à l'amour, et témoigne de l'originalité et de la créativité humaine, expressions de la liberté qui est l'ennemi objectif (et pacifique, ce que semblent ne jamais comprendre les politiques) de l'ordre établi.
Le paradoxe de l'art est qu'il se révèle dans une activité normalisée comme l'était à la Renaissance la fabrication sur commande de tableaux pour l'Eglise. Cette grande chose n'a pas de territoire attribué, elle est simplement en plus.
Le concept, mal défini et fragile, n'est apparu dans la culture occidentale qu'à la Renaissance et, victime de son succès, a commencé à se corrompre, c'est-à-dire à être récupéré par la société, dès le milieu du XXe siècle.
En gros (ce qui est bien suffisant pour l'étendue qui se veut courte de mon propos) la peinture de chevalet a paru avoir fait son temps et a commencé à lasser les imbéciles affamés de nouveauté. On y a remédié en instaurant une activité artistique moins précise et plus consensuelle : l'"installation" avec sa justification intellectuelle : l'"art conceptuel", lesquels ensemble constituent le modus vivendi politiquement correct de l'art contemporain. Ce ne sont plus des individus qui produisent et consomment l'art, mais une profession définie : les Artistes (avant on n'était qu'un peintre, un musicien, un écrivain, un cuisinier, une espèce d'artisan XXL, certes de génie, mais c'est tout) et une classe sociale qui fait songer aux anciens amateurs d'art "éclairés", noblesse, intellectuels, mécènes potentiels ou déclarés, auxquels s'efforcent de ressembler tous ceux dans la population qui ont assez d'instruction et d'éducation pour en éprouver le besoin ou l'envie.
Qui a dit : "Des snobs, quoi !" ?
Bref, le populo est largué et, en ce qui me concerne, pas étonné de l'être.

Addendum

L'art est la soupape indispensable de la société, qu'il soit reconnu comme tel ou pas, et, à cet égard, il ne peut pas disparaître. On doit même le retrouver, sans aucun doute, dans l'art institutionnel contemporain dit des "installations". C'est pour cela que tout paraît compliqué. Il peut y avoir de vrais "artistes" au milieu des faux et des oeuvres authentiques dans le capharnaüm de la production ordinaire commanditée par la société de notre époque.
Nous sommes revenus à une sorte de Haut Moyen Age où des effigies grossières, des gris-gris réalisés sans le moindre talent, ornaient les églises de campagne, avec cette différence que l'on ne sait pas trop aujourd'hui où se trouve et quelle est la religion qu'il faudrait soutenir.



La belette son amie, qui faisait partie d'une association d'artistes plasticiens dans la Ville Sinistrée, lui avait proposé de faire une exposition de ses poèmes en les présentant comme des tableaux, avec un accrochage permettant une lecture facile.
Il avait accepté et cela avait du succès. Il se trouvait sur place, ravi, quand il se vit entouré d'un petit nombre d'animaux et d'objets défraîchis qui lui posaient des questions sur son travail.
Depuis combien de temps écrivait-il ? Comment obtenait-il l'inspiration ? Etc., etc., jusqu'à ce qu'une cuillère en plastique bleue plus avisée lui demandât pourquoi il avait recours à cette solution pour être lu.
- "Mais je n'ai pas d'éditeur"- avoua piteusement le lapin.
- "Comment cela, pas d'éditeur ?" s'exclama d'un air gourmé la Reine de Pique qui passait justement par là accompagnée du Dix de Trèfle, son âme damnée.
Un peu inquiet le lapin répondit :
- "Ils ne veulent pas me publier, ils disent que c'en est fini de tout ce qui est écrit en phrases correctes, et plus encore des textes qui ont une cohérence, une signification d'ensemble, comme les essais, la philosophie, et même la poésie."
- "Grand Dieu !" s'écria la Reine.
- "Ils disent qu'il ne faut plus écrire qu'en SMS, faire des films, des vidéos. Un mot seulement, comme légende d'une photo, ou d'un dessin, c'est tout ce qu'ils acceptent. Ils m'ont conseillé de faire du rap, c'est ce qu'il y a de plus intellectuel."
- "Ils n'ont sans doute pas tout à fait tort !" lança la belette qui, ayant aperçu la Reine, s'était approchée et avait voulu prendre part à la conversation.
- "Mais que dites-vous là, ma chère ?" dit le Dix de Trèfle.
- "Plus personne ne lit, ne l'avez-vous pas remarqué ? C'est à cause de la télévision. Dans le Pays-Qui-N'a-Pas-De-Nom, ils ont fait une étude qui a démontré que la télévision détruit la capacité de concentration. Les enfants qui la regardent plus d'une heure par jour ne peuvent plus exercer leur attention que quelques minutes en continu à l'école. Ils deviennent ainsi incapables de lire, et encore moins d'aimer la lecture qui requiert forcément une attention prolongée."
Sans s'en rendre compte la belette venait de se faire un ennemi. Le Dix de trèfle détestait passer pour un ignorant.
- "Mais est-ce bien avéré ?" fit-il en prenant son air le plus dédaigneux.
- "Mais c'est exquis !" fit la Reine qui, entre-temps, s'était approché du mur et avait commencé à lire un des textes encadrés.
- "Hein, quoi ?!" lança un godillot qui voulait se donner le genre Van Gogh et ne sortait qu'accompagné d'une vieille chaise paillée.
Aussitôt toute l'assistance se rapprocha pour savoir ce qui se passait. Le lapin avait sorti compulsivement une carotte de sa poche et la croquait pour se donner du courage. La belette était aux anges, elle sentait que son exposition allait avoir du retentissement.
Malgré la pluie et la toxicité de l'air qui obligeait à porter un masque à gaz c'était une belle journée.



Samedi soir


Les petits jeunes gens qui sèment des cailloux pour retrouver leur chemin quand ils vont en boîte ne le retrouvent pas.
Au bar, dans la pénombre, ils prennent trop de consommations, et avalent aux toilettes des pilules d'ecstasy qui les mettent à genoux.
Une heure environ avant l'aube survient le Grand Samouraï Implacable qui leur tranche la tête d'un coup de sabre pour parfaire irrémédiablement leur pénible et répugnant sepuku.
Pour les jeunes filles c'est différent.
D'abord, elles ne sortent pas de chez elles le coeur léger. Leur mère baignant dans son sang agonise dans la cuisine et elles le savent.
Ravissantes et parées de leurs plus beaux atours, collier de capsules de Coca-Cola, noir tee-shirt sculptant les seins et jean taille basse laissant voir la ceinture d'un string et le commencement du sillon des fesses, elles sont, en réalité des employées des Pompes Funèbres qui comptent les têtes de mort des gens qu'elles croisent.
En groupes de trois ou quatre, si elles rient bruyamment en gigotant comme des marionnettes, c'est bien pour que personne ne le sache.
Un tampon périodique usagé leur sert malgré tout de mouchoir pour recueillir les pleurs de leurs amoureux, d'urne lacrymatoire.



Pauvres de nous !
Alors que la vie normale est une sorte de merveilleuse machine à extase, nous nous employons avec acharnement à souffrir, à nous déchirer, incapable de nous abandonner à notre destin naturel, et ce ne sont pas les plus forts parmi nous qui mettent le plus d'énergie dans cette entreprise : ce sont les faibles, ceux dont la blessure ne guérit pas, les sombres, les malheureux, dont le désespoir alimente sans fin l'amour du malheur !
Nous recherchons la pitié d'autrui pour éprouver la morbide satisfaction d'être reconnu comme victime et non pas comme le coupable que nous craignons d'être, en entraînant ainsi d'ailleurs dans la noyade celui ou celle qui se montre trop compatissant.
Quand nous sommes aimés par quelqu'un qui se trouve encore sur la berge et qui nous demande de revenir, si nous n'arrivons pas à le convaincre de se noyer avec nous, nous décrétons qu'il ne nous aime pas.



Nous pouvons mépriser les animaux tant que nous voulons, ils ont sur nous une supériorité incontestable : ils ne souffrent jamais d'un sentiment de culpabilité existentielle. (Enfin, pour ceux qu'on dit « domestiques », tant que nous ne les avons pas abimés par notre méchanceté, notre violence).
C'est ce qui fait la différence, avec les chats entre autres, qui leur permet de nous regarder souvent avec une impavidité que certains d'entre nous détestent, cette fière assurance qui abolit d'un seul coup notre conviction d'être « supérieurs ».
Il n'y a de sa part -je parle de mon chat- ni arrogance ni servilité, ni irrespect ni subordination, juste la paisible certitude de partager avec moi le même monde, ni moins beau, ni moins grand, ni moins intéressant, ni moins confortable.
Pour lui, qui est dans la main de Dieu, j'y suis aussi.
C'est là seulement (peut-être, peut-être pas) qu'il se trompe.



Il passe tout son temps dans les jupes de sa mère ...*

Avec leurs plis nombreux serrés à la taille comme les pages d'un livre, maman, j'ai adoré tes jupes de gitane dans lesquelles je pouvais, enfant, me blottir, me perdre, passer mon temps à embrasser et brasser les mètres d'étoffe bariolée qui les composaient, peintes de grands rinceaux de tiges de fleurs, ponctuées de soleils, où nageaient des poissons nonchalants (des hydres, des lamproies), où picoraient des coqs, des pigeons roucoulants, où sombraient des vaisseaux pris dans la tempête, nuées amoncelées, ouragans, puis tout à coup lucides et vertes prairies, où ne pouvaient m'atteindre ni malheur ni chagrin, ni regrets, ni défaites.
Ces images idéales qui vivaient de la chaleur bien réelle de ton ventre entraient dans mon cerveau où elles jouaient à se développer, à se reproduire, toujours plus étonnantes, compliquées, mystérieuses, à la fois étranges et familières, incertaines et précises, me rendant à travers toi amoureux de toutes les femmes et de la vie, de la poésie et du bonheur, et ne m'ont jamais quitté.
Seule la réalité qui est venue ensuite m'a déçu car les femmes rencontrées n'avaient pas autant de chaleur à m'offrir, les ventres étaient moins sacrés, moins rassurants, moins éternels. C'était, évidemment, quelque chose de très différent.
Enfin, les jupes, les robes, ont presque disparu de l'habillement ordinaire; en tout cas ce genre de représentation figurative qui mettait le monde en tableaux sur le corps des femmes et faisaient travailler l'imagination des petits enfants comme celui que j'étais. La poésie au sens classique, elle aussi, n'existe plus, remplacée par quelque chose d'un peu pervers qui lui ressemble mais qui n'aide pas beaucoup les gens à vivre. Il faudrait être aveugle, en tant qu'artiste, pour imaginer un avenir à notre monde.
Cette espèce de fureur mégalomane sans objet qui anime nos dirigeants ne conduit certainement pas quelque part. On se demande réellement s'ils ne sont pas tout simplement fous. Et pourquoi nous les laissons faire.
Mais j'ai assez donné et je peux, à l' âge que j'ai, arrêter de me faire du souci. Je préfère ramer dans ces barques aériennes qui flottaient dans les plis de ton vêtement, ou mieux encore, être porté par un cygne majestueux sur un étang d'indienne, me dissoudre dans un de tes bouquet de fleurs brodés, ou m'envoler bientôt entouré de rubans pour disparaître à tout jamais dans un beau nuage...

* mon père.



Monsieur Loyal

Je voudrais remercier ici, bien avant l'heure, tant que cela demeure possible, tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à la fabuleuse représentation de ce qui a été mon existence...
… le lion, le nain de service, et le protocolaire monsieur Loyal
Je les vois tous me faisant face en rangs serrés comme une armée, divers, cosmopolites, innombrables...
Hommes, Femmes, Enfants, vivants ou morts, morts-nés, fœtus, monstres divers...
Les mâles, les femelles, les ambigus, et ceux dont la déroute est évidente...
Grands, beaux, petits, laids, tous merveilleux et indispensables...
Régisseurs, Techniciens, Acrobates, Danseurs et Danseuses, Etoiles, Petits Rats, etc....
Leurs chemises à jabot, leurs robes de dentelle, leurs uniformes de scouts, leurs caleçons rayés, leurs chapeaux et leurs souliers, leurs cravates et leurs ceintures...
Mon père, ma mère, mes soeurs, le frère que je n'ai pas eu, le fils aussi...
Tonton, Tata, mon Cousin...
Tous les habitants du quartier de mon enfance, alors là oui un véritable cirque, avec sa femme à barbe, son homme-tronc, le fils injustement méprisé de la femme-poisson, Aristide Bruant et Fréhel pour raconter leurs vies...
Les uns, les autres, Pierre, Paul, Jacques, leurs amis, leurs ennemis...
… le lion, le nain de service, et le protocolaire monsieur Loyal
Tous souriants, surtout les morts...
Ravis d'avoir participé à la grande farce...
Enfin réunis, le rideau et les masques tombés, redevenus civils, civilisés, enfin disponibles pour parler d'autre chose, pour enfin...
Etre soi-même !



à suivre...









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